Philippe Godin cherche désespérément la marque de cette voiture plutôt originale. Dommage que la photo ne nous montre pas tout l’avant, mais ce n’est pas étonnant car l’auto n’était manifestement pas le sujet principal du photographe… Nous avons notre petite idée mais nous attendons votre avis. Marque, modèle, endroit, prénom de la dame ?
Les idées de Ferdinand Porsche, 125 ans plus tard, sont toujours d’actualité !
Une marque installe un petit moteur à combustion pour alimenter les batteries de moteurs électriques, une autre étudie de petits moteurs électriques qui se logeront dans les moyeux de roues, tous croient avoir eu l’idée de génie face à des journalistes qui ne connaissent pas l’histoire de l’automobile. Rendons donc à César…
Ferdinand Porsche, autodidacte de 24 ans travaillant chez Lohner, fournisseur de véhicules hippomobiles de la cour d’Autriche, est chargé de créer un véhicule sans chevaux à présenter lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1900.
Par tradition hippomobile, Lohner désire que le véhicule soit électrique et à traction avant, ce qui semble irréaliste à une époque ou rendre un essieu à la fois tracteur et directeur n’est pas (encore) solutionnée, faute de cardans fiables.
Ferdinand Porsche a alors une idée: il invente un moteur électrique de 2,5hp tournant à 120 tours/minute, qu’il loge dans les roues avant. Son rendement est excellent car il est rotatif et a très peu de frottements. L’Elektromobil transporte 400 kilos de batterie pour une autonomie de 65 kilomètres. Le poids des batteries est presque égal à celui de la voiturette, l’idée doit évoluer mais la Lohner-Porsche rencontra un vif succès à Paris et entre, sans le savoir dans l’histoire.

L’étape suivante est le passage à 4 roues motrices sur une voiture de course, puis l’Elektro-Rennwagen, qui pour gagner de l’autonomie, transporte 1800kgs de batterie. Le rendement est très insuffisant mais le principe a pourtant un atout : les moteurs électriques permettaient de freiner sur les 4 roues. Pour limiter le poids des batterie, Porsche installe alors un moteur à essence à régime fixe destiné à produire l’électricité demandée par les moteurs. Profitant des batteries, il démarre ce moteur électriquement. La dernière évolution sera la présence de 2 moteurs de Dion-Bouton de 3,5hp refroidis par eau, entrainant 2 génératrices qui stockaient dans les batteries la puissance non consommée pour rouler.
Malheureusement pour Porsche, les voitures à pétrole progressèrent très vite et le poids des batteries et le coût de production trop élevé mettent fin à ses études sur les véhicules hybrides.
Suite au succès de la Lohner-Porsche à Paris, Ferdinand Porsche est rapidement engagé par Daimler-Benz qui désire alors se lancer dans l’automobile. Andréas Lohner, désolé du départ de Ferdinand Porsche, aurait déclaré : « il est très jeune, c’est un homme qui fera une grande carrière. Vous allez entendre parler de lui ». Le moins que l’on puisse dire est qu’il avait vu juste !

Tombé dans l’oubli durant plus de 60 ans, le principe des moteurs électriques dans les moyeux fut repris par la NASA pour animer ses LEM, les véhicules lunaires utilisés durant les missions Apollo entre 1961 et 1972.
En 2013, Autoworld présenta une magnifique exposition intitulée « Ferdinand Porsche, The Heritage from electric to electric » consacrée à cet incroyable précurseur qui inventa le 4×4, les freins sur les 4 roues, le démarrage électrique, la voiture zéro émission, l’hybride, etc…
Crédit photos: Michèle Douffet
Elles stationnaient à Zaventem ce jour-là
Au début des années ’60, le Commissariat Général au Tourisme proposait différentes photos de presse, dont celle-ci illustrant l’aéroport national de Bruxelles.
En ce qui nous concerne, c’est surtout le parking qui retient notre attention. A première vue, pas de voiture très originale, mais un beau reflet du parc automobile belge. La plus récente du lot semble être l’Ami 6 à droite, la photo ne pouvant donc pas dater d’avant 1961. Avec une super loupe, nous lisons « Taxi Richard » sur le combi VW garé tout au fond un peu à droite.
Les plaques d’immatriculation sont plus parlantes. Celle de la Mercedes 220 a été radie le 5 avril 1985 et celle de la Peugeot 203 (331Z0) le 8 février 2008. De quoi éveiller peut-être des souvenirs parmi vous…
Le Diesel a aussi des lettres de noblesse !
Pour prouver la solidité de ses moteurs, Peugeot décide de s’attaquer aux records internationaux détenus par Mercedes, tant en catégorie essence que diesel, pour les moteurs de 1.948 à 2.163 cc.
Le centre d’étude de La Garenne réalise donc une voiture de records sur base du cabriolet 404 dessiné par Pinin Farina. La voiture est transformée en monoplace par le tôlage de la place passager et affublée d’un petit hard-top au pare-brise très incliné. Tous les accessoires non indispensables sont retirés, ce qui allège fortement la voiture.
Les 4 et 5 juin, puis du 11 au 14 juin 1965, cinq pilotes se relayeront à son volant sur l’anneau de Montlhéry. Ils parcourront 16.627 km en battant ou en établissant 40 records du monde, rayant ainsi le nom de Mercedes dans cette catégorie.
Cette voiture unique est toujours propriété de la marque qui l’expose de temps à autre. C’est ainsi qu’on a pu la voir en 2011 à Rétromobile où Philippe Houssard l’a photographiée pour nous.
Crédit photo: Philippe Houssard
Qui se souvient de la Cox Mach 1 ?
En 1964, j’ai eu le plaisir de monter au côté d’un essayeur de chez D’Ieteren qui utilisait une Coccinelle pas comme les autres. J’avais d’abord cru à un bricolage privé, mais il s’agissait en fait d’un modèle spécifique à l’usine de Forest, destiné aux sportifs de la marque. J’ai eu aussi la chance de faire un tour dans un combi motorisé de la même manière, mais il est apparemment resté dans les oubliettes alors que la berline, baptisée Mach 1, a eu droit à une production en toute petite série.
D’Ieteren avait été étonné par la performance d’une Coccinelle engagée par l’importateur suédois lors du rallye Liège-Sofia-Liège. Une grande partie du succès revenait au préparateur de moteurs allemand Oettinger.

L’importateur belge décida alors de proposer une version sportive de la VW, baptisée Mach 1 pour l’occasion. Oettinger, en portant la cylindrée à 1285cc, en modifiant le vilebrequin, les soupapes et les joints, obtenait, avec l’aide de deux carburateurs Solex 32 PICB, une puissance de 50 cv DIN à 4300 tours (au lieu de 34) transmis par un embrayage de T2.
Plusieurs modifications amélioraient la tenue de route, à savoir une suspension réglable BRS, un stabilisateur avant, un carrossage plus négatif que de série et des jantes de Porsche 356 plus larges destinées à recevoir des pneus de 155×15. Pour bien profiter d’une vitesse de pointe de 152 km/h et d’un zéro à 100 en 16 secondes, l’intérieur a été revu pour faire « sport ». On y trouve des sièges plus enveloppants, un tableau de bord noir mat, un volant de 1500S, un compte-tours, un thermomètre d’huile et un compteur de vitesses optimiste gradué jusqu’à 160. Extérieurement, la voiture est décorée d’une ligne blanche en option et de petits logos sur les flancs.
La demande se fit pressante dès le lancement de la campagne publicitaire, et D’Ieteren enregistra rapidement environ 200 commandes. Malheureusement, et c’est trop souvent le cas, le constructeur décida lui aussi de préparer une version plus puissante de la Coccinelle et ordonna à l’importateur belge de mettre fin à ce trop beau projet.
Une quarantaine de Mach 1 étaient déjà livrées, il n’y en aura vraisemblablement pas plus. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé cet exemplaire à Autoworld lors d’une exposition VW, finie en « vert java », l’autre teinte disponible était un « rouge rubis ». Elle serait une des trois survivantes…
Mustang Fever, un week-end entier consacré à la Pony Car
Pour la 21e fois, des Ford Mustang se rassembleront par centaines à Heusden-Zolder les 15 et 16 avril prochains. The Mustang Garage, grand spécialiste belge de la Mustang, fêtera ici le 59e anniversaire de cette grande famille.
Un événement incontournable si vous aimez les Mustang et tous ses produits dérivés, proposés dans une ambiance typiquement américaine… et gratuite !
Les chromes rutilants, c’est terminé !
Les chromes rutilants, c’est terminé ! L’Union européenne, qui se mêle décidément de tout, considère que le chrome hexavalent, utilisé entre autre en automobile et en accessoires sanitaires est très toxique et peut générer de graves problèmes de santé, dont des cancers du poumon. Il sera donc interdit dans l’industrie dès 2024 !
Cela ne devrait pas changer grand-chose au niveau des voitures actuelles qui en sont pratiquement toutes dépourvues, exception faite de quelques modèles très luxueux pour lesquels un ersatz devrait être trouvé. Mais des questions pourraient bien se poser lors de la restauration de véhicules anciens. Le chromage sera-t-il encore permis à petite échelle ? Si tel n’est pas le cas, il nous restera alors la possibilité de faire chromés nos pièces dans un pays de ces nombreux pays qui n’a pas nos contraintes…
Image par Thomas Rüdesheim de Pixabay
Une publicité bien agressive !
C’était au temps où la publicité avait le droit d’être agressive et où les comparaisons étaient monnaie courante, chose totalement interdite à l’heure actuelle.

Aux Etats-Unis, en ce mois de juillet 1972, Volvo n’hésitait pas à s’offrir les colonnes du Time Magazine pour mettre en parallèle sa 164E et la Mercedes W114, elle aussi équipée d’un moteur 6 cylindres. Une comparaison tout à l’avantage de la Volvo vendue nettement moins chère.

Détail amusant, c’est à cette période que mon père, après trois Mercedes, s’est trouvé exactement devant ce choix et s’est laissé tenter par la belle suédoise que voici, équipée d’un grand toit ouvrant souple…
British Motor Heritage a refabriqué 1.000 capots de Type E !
British Motor Heritage Limited a été créée en 1975 pour remettre en fabrication des pièces indispensables à la restauration de voitures anglaises.
La société vient d’annoncer la sortie du 1 000e capot de remplacement de Jaguar Type E. Cette pièce, destinée à une série 1, a été faite entièrement à la main par Steve Fry, Alan Stacey, Dave Jeffs et Tom Corfield, quatre artisans qui cumulent 71 ans de service à BMH.
Ce nombre impressionnant de capots est dû à l’importance de cette pièce très exposée, parfois rafistolée à grand renforts de soudures et de mastic, jusqu’au jour où une pièce neuve s’impose… Les capots sont fabriqués selon les spécifications d’origine avec de l’outillage Jaguar d’époque. Chacun comprend 82 pièces et demande de 70 heures de travail ! Environ 70% des commandes concernent le modèle de série 1, les 30% restants étant répartis entre les voitures de série 2 et de série 3. Les capots sont exclusivement fournis à Jaguar Land Rover Classic qui en assure la distribution.
Outre cette pièce très spectaculaire, il est bon de savoir que British Motor Heritage refabrique de nombreuses pièces, y compris des caisses complètes, pour Jaguar, Mini classique, MG B, Midget et RV8, Triumph TR4/5/6, Spitfire, GT6 et Stag, Austin-Healey Sprite, Morris Minor etc… Le détail se trouve sur le site www.bmh-ltd.com.
Le Rétrofit bientôt permis en Belgique
Cette pratique qui consiste à transformer un véhicule thermique en véhicule électrique, déjà bien implantée en Angleterre, en Allemagne et en France se heurtait jusqu’à présent au contrôle technique Belge qui ne permettait pas, même à titre individuel, ce genre d’homologation. Un arrêté royal devrait prochainement rendre l’opération possible, même si elle ne rencontre pas l’adhésion des puristes pour que le bruit de la 2cv ou de la Cox est irremplaçables. D’autres vous dirons que ce système permet d’élargir le choix des voitures électriques, de garder son ancienne voiture et même d’éviter la dépense d’un véhicule neuf. Pour être concret, prenons l’exemple de Retrofuture. La société convertit de la petite voiture au gros SUV avec 100 points de contrôle. Elle propose des forfaits par catégorie : les Petites (type Fiat 500), les Mediums (504 Coupé), les Plaisirs (Triumph Spitfire), les Exceptionnelles (Porsche) et les Premiums (Ford Mustang). Au choix, en apportant sa propre voiture ou en s’appuyant sur Retrofuture pour la trouver. A partir de 15 000 € hors prime pour une Fiat 500 ou une Austin Mini (21 000 € si Retrofuture fournit la voiture), et à partir de 30 000 € pour une Porsche 911 ou un Range Rover selon le niveau de prestation réalisée.

