Accueil Blog Page 9

Jadis, mon grand-père…

Jadis, mon grand-père était mécano aux ateliers des automobiles belges Imperia situés avenue Ducpétiaux à Saint-Gilles. Cela se passait à la fin des années ’30; le garage représentait également toute la gamme Adler. Mon grand-père était chargé de la remise à neuf et de l’ajustage des fameux moteurs sans soupapes. Le travail se répartissait sur une semaine de 48 heures pour terminer deux moteurs.

Lorsqu’une voiture fumait trop, lorsqu’elle était trop bruyante, ou plus simplement avait parcouru 70.000 kilomètres, elle rentrait au garage pour un entretien complet.

Première étape, d’autres ouvriers avaient pour tâche de retirer le moteur du châssis et de le démonter complètement.

Deuxième étape, les cylindres en fonte aciérée qui ne faisaient qu’un bloc sans chemises sont réalésés. Les tiroirs pré-usinés avaient leur arc à la cote de l’alésage du cylindre. Il ne restait plus qu’à l’ajuster en hauteur, au point mort haut et au point mort bas, au dixième de millimètre. Deux galets reliaient le tiroir à l’arbre à came par l’intermédiaire d’une fourche. C’est ici que se situait une grande partie du talent du mécano: les galets usinés au centième de millimètre devaient former un montage « gras » entre la fourche et la came. Un galet montait le tiroir et le deuxième le descendait. Vous imaginez bien qu’un jeu trop important rendait le moteur bruyant et abîmait les pièces en mouvement. Un jeu trop faible, par contre, les échauffait. Tel était le grand dilemme du « sans-soupapes ».

Pour faciliter les travaux, le vilebrequin était fixé sur un banc de montage, ce qui permettait de tourner le moteur dans tous les sens. Une fois les pistons, les tiroirs, l’arbre à came, les bielles et le vilebrequin remontés, le bloc moteur passait au pré-rodage au banc, entraîné par un moteur électrique. On pouvait ainsi déceler les jeux éventuels ou les échauffements, et y remédier. Si tout allait bien, la pose de la culasse, du carburateur, du delco, etc… terminaient le remontage du moteur. Lorsque celui-ci avait repris sa place sur le châssis de la voiture, un « écouteur » le mettait en marche au ralenti et le sondait de son stéthoscope pour y déceler le moindre bruit.

Si nécessaire, le moteur était redémonté. Si tout allait bien, la voiture quittait le garage aux mains d’un essayeur pour une petite balade de vérification. Mais avant d’être rendue à son propriétaire, l’atelier posait un étrangleur sur le carburateur, pour obliger le conducteur à faire un rodage d’environ 5000 kilomètres, moment ou l’atelier revérifierait le moteur, et en profiterait pour enlever l’étrangleur.

Une semaine bien chargée se terminait, permettant à deux moteurs à tiroirs de refonctionner sans bruits ni fumée …

60 ans de Maserati Quattroporte

0

Le dernier salon de Turin à vu la présentation de la sixième génération de Maserati Quattroporte, correspondant avec le soixantième anniversaire de cette gamme de Maserati 4 portes, présentée lors de ce même salon de Turin le 30 octobre 1963.

Positionnée comme « limousine à l’esprit de course » la Quattroporte, dans sa première version, était déjà équipée d’un moteur 8 cylindres dérivé de la compétition lui permettant d’atteindre les 230 km/h. Au fil des ans, elle a toujours su repousser les limites de la performance, du confort et du design tout en restant fidèle au concept de départ. Une recette qui a bien fonctionné puisque ce modèle a été fabriqué à plus de 75.000 exemplaires, un beau succès compte tenu du prix de vente élevé de la voiture.

Alors que le dessin initial était dû à Frua, d’autres maîtres tels que Bertone, De Tomaso, Giugiaro, Gandini et Pininfarina ont habillé les Quattroporte, la version 2024 étant l’œuvre du Maserati Centro Stile. Davide Grasso, PDG de Maserati, est mieux placé que moi pour en parler : « Quattroporte, c’est l’histoire de Maserati. Une voiture qui raconte notre histoire et qui nous représente de manière prestigieuse dans le monde des berlines, depuis plus d’un demi-siècle. Depuis 1963, elle retrace l’évolution de l’un des modèles Maserati les plus aimés et les plus appréciés, inaugurant un segment jusque-là inexploré. Une voiture qui a réussi à se réinventer à chaque fois sans jamais perdre son identité, à s’adapter au passage du temps, aux changements de la société, aux progrès de la technologie et de l’industrie, et aux tendances, elle est devenue le choix de notre clientèle la plus sélecte, ainsi que du monde du divertissement et de l’establishment international. C’est une source de fierté pour nous et une reconnaissance du caractère typiquement italien que Maserati a toujours cherché à exporter dans le monde entier avec ses créations. Aujourd’hui comme hier, Quattroporte reste notre fleuron, synonyme d’un luxe unique. Elle est appréciée pour son raffinement, son souci du détail, ses performances supérieures, sa qualité et son espace enveloppant – tout cela, combiné à sa touche stylistique intemporelle, a rendu Quattroporte éternelle.

Versione Sport GT della Quattroporte , presentata al Salone dell’Auto di Francoforte.
Il tenore Luciano Pavarotti davanti alla Scala con la Maserati Quattroporte III Tipo AM 330

Information et photos Newspress UK

Surprise: Une Fiat 1906 à Singapour!

0

Martha et Roland Deleplanque ont passé le réveillon du nouvel an à Singapour, plus précisément à l’hôtel GoodwoodPark. Alors que la plupart des établissements de la ville sont situés dans des buildings récents, GoodwoodPark a été construit en 1900 dans un style à la fois victorien et colonial. Classé monument historique en 1989, modernisé en 2005, il garde de nombreux témoignages de son histoire dans des vitrines et dans le hall d’entrée où Roland a eu la surprise de rencontrer cette Fiat 1906, premier véhicule automobile au service de l’hôtel.

Créée en 1899, la Fabbrica Italiana di Automobili Torino, F.I.A.T. s’est rapidement développée. En 1906, rebaptisée simplement Fiat, elle rachète Ansaldi et compte déjà plus de 1.500 employés qui produisent cette année-là 1.150 voitures.

Le modèle exposé ici est une Brevetti équipée d’un 4 cylindres de 3052cc offrant une puissance de 19cv à 1400 tours/minute, pouvant rouler à 65 kms/h. Moderne pour son temps, elle était équipée d’une transmission à cardans, une invention de l’ingénieur et mathématicien italien Girolamo Cardano remplaçant avantageusement les systèmes à chaînes. La Brevetti a été produite à environ 1.500 exemplaires entre 1905 et 1912, et l’exemplaire exposé ici a été réalisé sur une base de «Cabriolet-Royal», aménagé en taxi plutôt exotique !

Crédit photos : Roland Deleplanque

la Love Bugs Parade 2024, «Driven by Love» aura lieu le 11 février

0

Depuis 2009, la Love Bugs Parade rassemble chaque année (excepté en 2021), les amoureux des Volkswagen Coccinelle et de Beetle, leur proposant une courte balade sur de jolies routes brabançonnes au départ du musée Autoworld.
La balade sera exceptionnellement emmenée par une VW-Porsche. Bizarre ? Pas tant que cela et les connaisseurs se douteront certainement de la raison. Si le Professeur Ferdinand Porsche a bien créé la toute première Volkswagen qu’est la Coccinelle en 1937, son fils Ferry construisit, quant à lui, le premier modèle de voiture de sport de la marque Porsche, le roadster 356, en utilisant une base de Coccinelle qu’il dota d’une carrosserie, d’une ligne et, bien sûr, d’un moteur totalement inédits. La filiation entre les deux marques est évidente, à l’instar de celle entre le père et le fils.

Il est sans doute inutile de rappeler que la Love Bugs Parade est devenue le clin d’œil annuel à la Saint Valentin, la fête des amoureux, en relation avec le film « Herbie, un amour de Coccinelle ». 
Ils sont chaque année nombreux, tous ceux qui, même si les conditions météo ne sont pas idéales, arrivent de toute la Belgique, mais aussi des Pays-Bas, de France et du Grand-Duché de Luxembourg pour prendre part à cet événement (gratuit) et extrêmement sympathique et chaleureux – miroir des émotions générées par leur petite voiture.
Coïncidant avec l’exposition « Porsche – Driven by Dreams » qui se déroule jusque fin février à Autoworld, la Love Bugs Parade, a choisi cette année le leitmotiv bien nommé de « Driven by Love ».

Le rassemblement a lieu dès 10h du matin sur l’esplanade du Cinquantenaire. A l’accueil du musée Autoworld, les propriétaires inscrits reçoivent leur plaque rallye, leur roadbook et leur accès au musée et à son exposition temporaire.

A 14h, le départ est donné, libérant les quelques 300 Cox, Beetle et Combi dans un joyeux concert de klaxons. Direction le rond-point Mérode et l’avenue de Tervuren pour rejoindre le parcours décrit dans le roadbook.  Le retour est prévu à partir de 15h30 et tous les participants sont ensuite invités à un goûter de retrouvailles au musée. Tout le monde est le bienvenu sur l’esplanade du Cinquantenaire pour venir admirer les voitures et vivre l’extraordinaire ambiance qui y règne jusqu’à leur départ. 

Le temps qu’elles reviennent, une visite à Autoworld est un « must » ! Près de 250 véhicules historiques et une exposition temporaire à couper le souffle attendent tous les visiteurs pour le plus grand bonheur des grands et des petits.

Info et photos, copyright Autoworld

Cela fait 75 ans que Porsche nous fait rêver!

0

Autoworld a décidé de participer à ce rêve grâce à l’exposition de fin d’année « Porsche, Driven by dreams, » ouverte jusqu’au 25 février 2024. 60 voitures sont réparties en 6 pôles différents consacrés à la 911, aux concept cars, à la course, aux artistes, etc…

L’exposition met entre autre l’accent sur les personnes qui se cachent derrière ces voitures, depuis le grand concepteur qu’était Ferry Porsche, jusqu’aux pilotes tels que Jacky Ickx, Johan Dirickx, Thierry Boutsen, Laurens Vanthoor, André Lotterer…

Belle idée, Autoworld a rassemblé 9 prototypes jamais exposés présentés à côté du modèle de série correspondant. L’occasion de découvrir la 984 (qui deviendra la 914), le prototype du Taycan rêvant d’un avenir alternatif, la 989 (la Panamera), l’étude 959 Group B, la 911 Vision Safari… Etc…

Les arts sont aussi de la partie avec le célèbre street artist belge, Vexx, connu pour sa Porsche Vision Gran Turismo qui sera exposée jusqu’au 8 janvier 2024. Présent également, le photographe Bart Kuykens, qui expose des œuvres largement inspirées par la Porsche 911.

La 991 RSR, la 991 GT1, la 919 Hybrid et la Formula E Gen 3 ne sont que quelques-unes des voitures de course exposées, étroitement liées aux succès de nos pilotes Jacky Ickx, Thierry Boutsen, Laurens Vanthoor et bien d’autres.

Un petit coin de sable nous rappelle l’univers du Dakar avec la récente 911 Dakar en passant par la 911 GT3 Rallye aux couleurs D’Ieteren et la 953 Dakar, avec les magnifiques succès de Jacky Ickx toujours bien présents à l’esprit.

(Infos et photos fournies par Autoworld)

L’exposition Porsche Driven by Dreams se tiendra jusqu’au 25 février 2024 à Autoworld. Elle est accessible en semaine de 10 à 17h et jusqu’à 18h le samedi. Entrée gratuite pour les enfants de moins de 6 ans, 9 € pour les moins de 11 ans, 13 € pour les personnes à mobilité réduite et les étudiants, 15 € pour les plus de 65 ans et 17 € pour les autres.

Quand un « avant » a un « après » !

0

Nous voyons des voitures rutilantes dans les sorties, dans les musées, sur des photos, mais il est rarement question de la période noire qu’elles ont toutes traversées, entre le moment où elles ont été délaissées et celui d’une hypothétique restauration.

Il serait bon de rendre parfois hommage aux fanatiques qui redonnent vie à des anciennes, et je ne parle pas ici de ceux qui essaient ou rêvent, mais de ceux qui aboutissent ! Ils contribuent à préserver le patrimoine automobile et j’ai d’autant plus de respect pour les amateurs qui jettent leur dévolu sur des voitures de tous les jours, qui sont souvent nos souvenirs de jeunesse.

(Photos Jean-Pierre Bougnet)

Un nouveau carburant pour sauver nos vieilles autos…

1

L’Europe garde la ferme intention d’interdire aux constructeurs automobiles de produire des voitures thermiques à partir de 2035. Il roulera encore à ce moment des millions de véhicules thermiques qu’il faudra abreuver et c’est la raison pour laquelle de nombreuses recherches se tournent vers des huiles végétales, à base de tournesol ou de colza qui ne font que déplacer le problème de la pollution et qui rajoute un souci inédit en consommant des produits alimentaires.

Un groupe d’étude entrevoit la possibilité d’utiliser de l’aluminium dans le carburant. Deux fois plus énergétique que le diesel, il permettrait de faire baisser la pollution et de recycler de nombreux déchets. L’idée n’est encore qu’une idée, mais elle prouve que la recherche met tout en œuvre pour trouver un produit de substitution qui permette à nos vieux moteurs de continuer à tourner en respectant l’environnement.

Crédit photo: Pixabay / Andrenikon45

A chacun la sienne !

0

Sauvée de la poubelle, voici la photo de deux petits malheureux, juchés sur les capots d’une Buick 1937 pour madame et d’une Packard datant d’entre 1937 et 1939 pour monsieur. Ce n’est pas pour critiquer, mais les phares de cette dernière ne sont pas d’origine, remplacés vraisemblablement par des optiques d’une plus grande puissance.

Les personnes ne sont pas identifiées, et seule la plaque de le Packard pourrait aider, encore faudrait-il connaître le pays (ensoleillé ?) de l’immatriculation.

Les pires voitures anglaises : The winner is…

0

Le magazine numérique anglais iMotormag a effectué en 2008 un sondage pour élire la pire voiture anglaise de tous les temps. Plus de 4.000 internautes ont voté et ont eu bien du mal à départager les 10 finalistes. Voici le classement final vu par les amateurs anglais.

Avec 24,3 % des votes, l’Austin Allegro remporte la palme grâce à sa mauvaise qualité  de fabrication et la fâcheuse habitude de sa lunette arrière à quitter son logement. Les premiers exemplaires étaient équipés d’un volant carré censé laisser plus de place au conducteur. Cette curiosité a vite été abandonnée.

En 2e position, avec 23,4 % des votes, on trouve la Morris Ital, dessinée par Italdesign un jour de congé. Pratiquement invendue sur le continent, elle avait succédé à la Morris Marina et acquit une très mauvaise réputation liée à sa piètre qualité de fabrication, à ses nombreux problèmes de rouille et à sa ligne insipide.

La Talbot Sunbeam, née Chrysler Sunbeam avant le rachat par Peugeot remporte 11,5 % des suffrages. Malgré de beaux succès en rallye, elle n’a pas rencontré un succès commercial.

En 4e position avec 10,7 %, l’Austin Princess. Surnommées les « Wedge », ces voitures ont été construites de manière confuse sous trois marques; Austin, Morris et Wolseley, y compris en finition Vanden Plas. Rien de plus à en dire.

L’Hillman Imp, vendue sous le nom de « Diablotin » outre-manche, récolte 10,6 % des votes. Elle aurait dû être la rivale de la Mini mais elle a déçu par la mauvaise qualité de sa fabrication, le manque de fiabilité qui va avec et son prix trop élevé. Elle a pourtant un beau palmarès sportif…

6e, la Rover 200 avec 5,8 % des votes. Pas grand-chose à en dire, si ce n’est qu’il s’agissait de la voiture de Hyacinth Bucket dans l’émission Keeping up Appearances de la BBC.

7e, la Triumph Acclaim, (4,4 % des votes) dernière voiture produite par la marque et fabriquée par la British Leyland (BL) de 1981 à 1984. Il s’agit d’une version locale de la Honda Ballade qui n’aura pas les faveurs des clients anglais.

En 8e position, la Rover 800, commercialisé sous le nom de Sterling aux États-Unis. Proche parente de la Honda Legend et descendante de la Rover SD1, elle n’aura d’autres lettres de noblesse que d’avoir servi de voiture de fonction au gouvernement britannique.

Avec 3 % des votes, la Triumph TR7, trop éloignée de la TR6, à la ligne contestable. Le lancement au Royaume-Uni a été retardé au moins deux fois en raison de la forte demande pour le véhicule aux États-Unis. Elle a ainsi raté son entrée…

L’Austin 1800, pourtant élue voiture européenne de l’année 1965 n’était peut-être pas assez conventionnelle pour le public anglais qui ne concevait pas une voiture d’un certain standing en bicorps avec hayon.

Malgré toutes les contre-publicités, l’Allegro a été commercialisée à 642.350 unités en 10 ans. Cinquième voiture la plus vendue en Grande-Bretagne à son apogée, 657 d’entre-elles ont été utilisées par la police de tout le pays. 25 ans après la fin de la production, plus de 1.000 Allegro sont encore en circulation au Royaume-Uni.

MG célèbre son 100e anniversaire à Autoworld

0

C’est en 1923 que Cecil Kimber, directeur des ventes chez Morris, lance la marque MG, avec pour but de créer des Morris plus sportives. Morris Garage réalise rapidement des modèles spécifiques et prend son indépendance en 1930 sous le nom d’MG Motor Company. La firme fera ensuite partie de la British Motor Corporation (BMC) en 1952 puis de British Leyland en 1968.

La marque a connu un énorme succès aux USA à la fin de la guerre, la jeunesse découvrant des voitures sportives aussi agréables qu’abordables. Les types C, D, F, A, B et autres connaîtront un succès énorme jusqu’à la fin de l’MGB en 1980. Ci-dessous Paul Van Himst fier de son MGB…

La marque décline ensuite, avec un petit soubresaut lorsque BMW, en 1995, commercialise l’MG TF, pensant que la recette du petit cabriolet sportif peut encore fonctionner. Le ressort est malheureusement brisé, la voiture n’a pas de filiation et son moteur central n’a pas l’adhésion des fans de la marque. Elle ne sera produite qu’à 77.269 exemplaires.

MG est racheté en 2006 par Nanjing Automobile Group, puis par SAIC Motor. Les amateurs s’y perdent ! Le groupe chinois revient en Europe ces dernières années, sur le marché de la voiture électrique avec pour intention de faire à nouveau briller l’octogone…

L’exposition se tenait à Autoworld du 7 novembre au 3 décembre 2023.