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Le Team VDS lance sa propre marque

Déposé par dans 05/10/2012 – 20 08 12 101210Pas de commentaire

L’invitation de Raphaël van der Straten  ce jeudi 4 octobre à Autoworld laissait présager un tournant dans la belle histoire du team VDS Racing Adventures. Le bruit d’une collaboration avec Tony Gillet courait dans les milieux autorisés, mais déjà sous la bâche, il était évident qu’il y avait plus qu’une Vertigo repeinte en rouge, bleu et blanc.

Après une présentation de l’histoire familiale qui depuis plus de 30 ans se confond avec celle de la course automobile, Raphaël van der Straten, a levé le voile, au sens propre comme au figuré, sur une voiture entièrement neuve élaborée en collaboration avec Tony Gillet. La voiture de course était sous nos yeux, en première mondiale, mais une autre surprise nous attendait sous une seconde bâche : Une version route est dérivée de la version course, c'est un peu le monde à l’envers. La VDS GT 001 et la 001/R (pour Racing) viennent de naître, nouvelles voitures belges et même wallonnes, puisque Raphaël VDS est originaire de Rixensart, son team est installé à Mont-Saint-Guibert et Tony Gillet oeuvre à Gembloux! Il y aurait beaucoup à dire, mais laissons la parole au patron, de loin le mieux placé pour parler de ses rêves et de ses réalités…

JB

Raphaël, d’où est venue cette idée de mettre en chantier le projet VDS GT 001 et de vous muer en constructeur automobile ?

C’est avant tout un retour aux sources ! Trois décennies durant, mon grand-père, le Comte Rodolphe van der Straten Ponthoz, a vécu une incroyable aventure en faisant briller les couleurs nationales belges aux quatre coins du monde. Il a engagé des bolides de course, et il a fini par en construire un à son nom : la VDS 001 qui s’est illustrée dans les compétitions de Can-Am à l’aube des années ‘80. Cette saga, avec ces bolides rouges rayés de blanc et de bleu, cela m’a toujours passionné. Dans un coin de ma tête, je me suis toujours dit qu’un jour, je marcherais sur ses traces, histoire de perpétuer une certaine tradition familiale. Ce jour est arrivé…

Entre caresser le rêve de construire sa propre voiture et présenter officiellement l’objet en question, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Comment s’est déroulée la concrétisation du projet ?

L’idée initiale était de faire une Vertigo avec un « truc » différent (une .6). En parlant avec Tony Gillet, j’ai demandé si c’était possible pour quelqu’un comme moi de faire ma propre carrosserie. C’est là que j’ai recommencé à dessiner des voitures, ce que je ne faisais plus depuis des années. Et effectivement, je trouve mes croquis nuls ! Tony m’a ensuite présenté Charles van den Bosch, à qui j’ai donné quelques idées et exigences. Très vite, il m’a montré quelques projets très peu conventionnels qui me plaisaient en partie. Puis un jour, dans une série de croquis, est apparu celle qui allait devenir MA voiture. J’ai tout de suite craqué et ça ne pouvait plus être autre chose. Charles avait réussi à reproduire sur papier ce qui était dans ma tête. Est ensuite arrivé ensuite Patrick Bataille, qui a étudié la faisabilité du projet et en a réalisé une maquette 1/1. S’en est suivi une longue période d’essais de style, de propositions, de dilemmes quant aux détails de la voiture (phares, grilles, sorties d’échappement, etc.). Patrick a réussi à mettre le projet en 3 dimensions. Tony Gillet est quant à lui le chef d’orchestre, c’est lui qui m’a présenté toutes les personnes qui me permettent aujourd’hui de réaliser ce rêve.

Quelles étaient les principales lignes directrices du projet ?

J’avais envie d’une voiture dans le style néo-rétro, qui soit agressive, racée, et qui était quelque part inspirée de ma passion pour les GT américaines, histoire de souligner la continuité de l’aventure VDS. La calandre devait être de type inversé, comme la Mustang de première génération. Mon papa, Hervé van der Straten, a été l’heureux propriétaire d’une Ford Mustang Boss 302, avec laquelle nous allions sur la Côte d’Azur. Une voiture similaire a même été engagée par mon grand-père, aux 24 Heures de Spa en 1971 pour Serge Trosch et Martin Birrane. Une fois encore, on retrouve cette notion de continuité. Quelque part, cette VDS GT 001, c’est une voiture comme celle de papa… Je l’ai voulue différente, car je n’ai jamais aimé rouler avec des autos comme tout le monde. Ce qui s’est traduit par des choix de bolides parfois étonnants en compétition, avec notamment la BMW M5, puis les différentes Ford Mustang FR500 GT3 et GT4. Cette VDS GT 001 me ressemble donc. C’est quelque part un projet assez personnel, voire égocentrique… que j’espère néanmoins partager avec le plus grand nombre ! Elle pourrait sortir d’une BD de Michel Vaillant, ce qui me ferait bien plaisir. Cette voiture, j’ai envie de l’associer à deux « objets » : Tout d’abord, l’Empire State Building pour ce qu’il symbolise. Quand on l’a vu ‘pour de vrai’, il est impressionnant et on ne peut pas l’oublier. C’est un des Monuments les plus marquants de New-York. Pour la VDS, j’aimerais qu’il en soit de même. Le second objet est le Marylin Diptyque d’Andy Warhol. Chaque VDS sera une œuvre d’art. Une base commune, mais chaque voiture sera unique…

Techniquement, le choix s’est porté sur une structure existante, puisque dans les entrailles de cette VDS GT 001, on retrouve celles de la Gillet Vertigo chère à Tony Gillet…

Comme vous pouvez l’imaginer, construire une automobile, cela coûte beaucoup d’argent. Pourquoi dès lors se croire plus catholique que le Pape, alors qu’une excellente base existait ! Mais attention, cette VDS GT 001 n’est pas une simple carrosserie posée sur un châssis et une mécanique de Gillet Vertigo. On est parti de cette base, avec pour mission première de l’adapter par rapport à mon projet. Le châssis en carbone a d’ailleurs été allongé d’une quinzaine de centimètres. J’aurais volontiers fait installer une mécanique américaine, un bon gros V8, sous le capot, mais cela n’a pas été possible. On a donc décidé de reprendre le 4,2 litres 8 cylindres d’origine Maserati, que l’on retrouve aussi sous le capot de la Vertigo .5 Spirit. Il développe la coquette puissance de 480 chevaux, pour un poids total d’un peu plus de 1000 kilos. Ivresse garantie…

Quels sont les projets de commercialisation de cette VDS GT 001 dans sa version routière ?

L’idée, c’est de construire une série limitée de 22 exemplaires, avec cette particularité essentielle qu’ils soient tous personnalisés ! En gros, tout qui le souhaite doit pouvoir acquérir la VDS dont il a réellement envie, afin de disposer d’une Supercar unique, œuvre d’art réalisée à un seul exemplaire dans cette définition. L’avenir nous dira si j’avais vu juste… Le plus important, maintenant, va être de présenter la voiture un peu partout, afin de titiller la curiosité des amoureux d’automobiles exclusives. Précisons encore que la voiture sera construite sur devis, selon les desiderata du client. 

Et pour ce qui est de la compétition ?

Le projet ultime serait d’engager la VDS GT 001-R aux 24 Heures du Mans. Ce qui prendra forcément un peu de temps. Sa carrière en course va débuter lors des 24 Heures du Dubaï, en janvier 2013, partant du principe où elle est directement homologable dans la Classe SP2 des 24 Hours Series organisées par Creventic. L’équipage sera précisé ultérieurement, selon les propositions des partenaires. Ensuite, tout sera mis en œuvre pour qu’on puisse disputer à son volant les 24 Heures de Spa. Cette VDS GT 001-R est de la même veine que l’Ascari KZ1. J’espère dès lors qu’elle pourra intégrer une catégorie réservée aux Supercars qui ne relèvent pas de la grande série. Les discussions sont en cours…

La suite de l’histoire, après cette présentation, c’est quoi ?

On va avant tout poursuivre le développement de la VDS GT 001-R qui va prendre part aux 24 Heures de Dubaï. C’est José Close qui mettra son expérience au service de l’équipe qui m’entoure, avec des séances de tests programmées à Mettet et à Chambley, dans un premier temps. Au même moment, la version route passera de l’état de maquette à l’échelle 1 :1 à celui de voiture aboutie, et sa commercialisation pourra débuter.

Un truc de fou, cette aventure, non ?

A la réflexion, ce n’était probablement pas raisonnable… mais c’est pour ça que l’aventure en vaut la peine. Cette soirée du 4 octobre est une première concrétisation, et donc une étape très importante et hautement symbolique depuis le lancement du projet, en fait mes premiers croquis il y a une trentaine de mois. Ce qui me motive d’autant plus pour la suite…

Photos cocktail: Michèle Douffet et Jacques Bougnet, photos croquis: VDS, photos studio: Jacques Letihon

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