La fédération internationale des véhicules anciens (FIVA) a commandé une vaste enquête à un bureau indépendant dans le but de cerner nos habitudes, histoire d’informer le du groupe Véhicules Historiques du Parlement Européen le 14 octobre prochain. L’enquête, menée dans 15 pays membres de l’Union européenne, s’est basée sur les réponses de 19.431 collectionneurs possédant 30.779 véhicules, d’environ 1.500 clubs et de 1.000 professionnels du secteur.
Les amateurs parcourraient environ 2.150 kilomètres par an mais 60% des voitures roulent moins de 1.000 kilomètres par an, tandis que les motos et les véhicules utilitaires roulent beaucoup moins. Les 10 marques les plus utilisées par ces amateurs sont Mercedes, VW, Porsche, Triumph, MG, Jaguar, Volvo, Ford USA, Fiat et Citroën. C’est cette dernière qui serait la plus populaire parmi les collectionneurs, représentant environ 8,2% du parc, un peu devant Mercedes et VW. 96% de ces véhicules rouleraient à l’essence.
En 2013, ces amateurs auraient consacrés en moyenne 6.500€ à leur passion, dont 2.335€ à la restauration, 840€ d’entretien et 607€ d’accessoires, Les plus dépensiers sont nés entre 1940 et 1960.
Notre milieu drainerait ainsi de l’ordre de 5,5 milliards d’euros et procurerait entre 100 et 140.000 emplois, principalement dans des entreprises de petite taille. On notera que 57% des clubs organisent des événements de plusieurs jours dans plusieurs pays, contribuant grandement au tourisme européen avec la création de plus de 2.000 emplois.
44% des clubs participent à des œuvres caritatives. Le mouvement des véhicules anciens serait en progression, mais les clubs auraient de plus en plus de mal à renouveler leurs dirigeants et seraient concurrencés par les médias sociaux. Quant aux professionnels, ils craignent le manque de main-d’œuvre qualifiée dans les années à venir. La FIVA cherche des appuis auprès des institutions européennes pour créer des programmes de formation susceptibles de combler les vides et de générer des emplois…
Notre avis…


Les soucis des clubs et des professionnels nous semblent bien légitimes et dans l’air du temps, mais nous serions tentés de les regrouper dans une triste et unique constatation : La politique du moment n’a d’yeux que pour le progrès technologique au point d’en négliger l’histoire. Un milieu en progression? Pas convaincu car rien n’incite les jeunes à s’intéresser à notre passion ni à trouver leur place dans un milieu très fermé où il n’y a pas toujours que les véhicules qui soient obsolètes !
L’AS