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Les véhicules anciens en Belgique: Le point en 2017

Déposé par dans 06/12/2017 – 23 11 30 123012Pas de commentaire

A la demande de la Fédération belge (FBVA), l'institut GfK a effectué une vaste enquête sur la situation du véhicule ancien en Belgique et mettre les résultats en parallèles avec un sondage comparable réalisé en 2011.

Qui a répondu ?

Près de 10.000 membres de la FBVA  ont répondu à ce questionnaire, alors que la fédération en compte environ 58.000. Un nombre suffisant pour se faire une idée de la situation, sans oublier toutefois que la fédération ne regroupe pas tous les amateurs.

Le profil de l'amateur

Âgé en moyenne d'environ 54 ans, retraité ou employé, il s'agit d'hommes dans 98% des cas, ce qui ne signifie pas que sa compagne soit indifférente aux véhicules anciens! Chaque amateur possède en moyenne deux véhicules anciens et 68% des sondés annoncent des revenus inférieurs à 2.500€ par mois. 7 amateurs sur 10 sont propriétaires de voiture(s) alors qu'un sur 10 possède une ou des motos.

Les marques préférées

Pas de surprise: Les allemandes font la différence, 10% du parc sont des VW, devant Porsche (9%) et Mercedes (7%). Citroën est l'exception française devant les anglaises puis les italiennes.

En matière de motos, Honda (16%) devance BMW (13%), les autres sont loin derrière. Notons que les anciennes marques belges Gillet, Sarolea et FN occupent respectivement les 5e, 10e et 12e places, belles performances compte tenu de leur âge et des faibles quantités produites

Des amateurs frustrés?

Il semblerait que oui, car 2 amateurs sur 3 disent ne pas posséder la voiture de leurs rêves, pour des raisons financières évidentes.

L'âge des véhicules

29% du parc répertorié par la FBVA est constitué de "youngtimers"  datant des années  80 ou 90. Les années 60 et 70 représentent respectivement 28 et 23% des véhicules anciens. Seulement 8% ont été construits avant 1950. Les youngtimers ont le vent en poupe, logique puisqu'il s'agit des véhicules que beaucoup d'amateurs ont connus dans leur jeunesse. Autre raison non négligeable, ils sont souvent les plus abordables.

Parlons argent

Compte tenu d'un parc global de plus de 120.000 véhicules, on peut estimer les dépenses des amateurs  à plus de 300 millions d’euros par an. L'amateur moyen consacrerait 5.837€ à ses véhicules. Un chiffre qui additionne achats, restaurations, entretiens, pièces détachées, inscriptions, événements, voyages, carburant, magazines, vêtements, etc. Il ne faudrait donc pas imputer cette somme uniquement à la passion, mais aussi aux investissements, à la locomotion et aux loisirs familiaux.

Entretiens et restauration

51% des amateurs entretiennent eux-mêmes leurs véhicules, mais ils sont 58% à faire appel à des professionnels lorsqu’il s’agit de restauration. Le manque de temps est la raison la plus souvent évoquée.

L'usage

La grande majorité des sondés font des balades et participent à moins de 5 événements par an organisés par les clubs. 10% des amateurs s'intéressent aux rallyes de régularité et 3% du parc auto y participe. Le kilométrage moyen annuel des véhicules serait de 1.483 kms par an. Un chiffre certainement dépassé par les youngtimers  mais largement surfait pour les véhicules plus anciens

Quatre membres de la FBVA sur cinq sont membres d'un club, se justifiant par le besoin de contacts sociaux, l'échange d'informations et les sorties. Les assurances, les pièces détachées et les aides techniques ne seraient pas prépondérantes.

Une plaie: le contrôle technique

LE souci pour l'amateur est de toute évidence le passage au contrôle technique (les déclarations wallonnes sont postérieures à l'enquête). 68% des véhicules réussissent le contrôle du premier coup, les autres sont refusés principalement pour les feux, les freins, la suspension et le CO. De nombreuses critiques pointent l'incompétence et la mauvaise volonté des contrôleurs. Il est bien dommage que nous n'ayons pas de statistiques d'accidents qui prouveraient à coup sûr que nous ne représentons pas un grand danger.

Les craintes

Des normes d’émissions de Co plus strictes, les zones à faibles émissions et la disponibilité de carburants compatibles avec les véhicules anciens sont les plus grandes préoccupations des amateurs.

En conclusion...

Si elle ne comporte pas de grandes surprises pour les amateurs, cette enquête pourrait aider les politiciens à nous considérer comme des gens responsables et prudents, représentant de surcroît un poids économique non négligeable. Le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot, présent à l'annonce de ces résultats, semble acquis à notre cause, mais la régionalisation des taxes et du contrôle technique risque de nous priver de sa bonne volonté!

Jacques Bougnet

Photos: Michèle Douffet

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