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La roue élastique Roussel : une idée née 110 ans trop tôt?

Déposé par dans 27/05/2011 – 21 09 11 05115Un commentaire

Alors que la plupart des fabricants de pneumatiques essayaient péniblement d’en améliorer la qualité, la société de Cadignan, en 1897, proposait une roue métallique élastique, contournant ainsi le principal défaut du pneumatique, à savoir sa prédisposition à éclater à tout moment. Dans l’affiche publicitaire, Il est à noter que l’espèce de déesse armée d’une lance éloigne… un bibendum !

La roue élastique commence alors sa (petite) carrière en équipant des vélocipèdes mais il s’avère rapidement qu’elle est très lourde et n’offre pas d’adhérence suffisante.

La société propose des jantes pour automobiles jusqu’en 1904, mais outre les défauts cités plus hauts en apparaissent d’autres, liés au poids, à la vitesse et la puissance des automobiles: Les roues métalliques sont bruyantes, inconfortables, très difficiles à équilibrer, patinent sous la puissance du moteur et ont une fâcheuse tendance à s’affaisser dans les virages. Son unique avantage, l’absence de crevaisons, ne suffira pas à sa survie.

L’idée est reprise 110 ans plus tard par Michelin qui tient sa revanche en dévoilant en 2006 la roue « Tweel», mise au point par le centre de recherche de la marque, à Greenville, en Caroline du Sud. Le principe est inchangé mais nos matériaux de pointe ont permis de résoudre les défauts insurmontables il y a 110 ans!

Jacques Bougnet

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Un commentaire »

  • Meunier dit :

    Au Conservatoire National des Arts et Métiers, il y a quelques années, j’ai vu une moto avec des roues identiques à cette roue Roussel.
    J’ai quelques photos, si cela vous intéresse, je peux vous les faire parvenir.

    Sinon, j’ai également lu qu’un des problèmes de cette roue tenait à la fragilité des “rayons”. L’acier qu’était à l’époque capable de fournir l’industrie française était trop cassant, pas assez souple. Il existait bien des aciers anglais qui pouvaient résoudre ce problème, mais ils étaient trop cher (droit de douanes, je pense).

    Salutations

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