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Duryea, pionnier de l’automobile aux USA

Déposé par dans 09/04/2011 – 8 08 56 04564Pas de commentaire

Je dois, avant de vous parler des Duryea, vous confesser que tout gosse, j’ai découvert la marque au fond de cendriers ou sur des sous-verres avec, dans le meilleur des cas, une date permettant de conclure que cette marque était à l'origine de la mise sur roues des USA.

Et de fait, les frères Charles R. et Frank Duryea construisirent dès 1893, ce qu'il est convenu de considérer comme étant la première voiture américaine. Animée par un monocylindre de 4cv, elle possédait déjà un allumage électrique et un gicleur. Sa première apparition publique, le 22 septembre 1893, ne fut pas des plus convaincantes, la transmission par friction n'étant manifestement pas au point. II faudra attendre l'été 1895 pour voir rouler le second prototype, dont la construction avait pourtant commencé en mars 1894. Les débuts de cette deuxième voiture furent autrement encourageants, puisque Frank remporta, à ses commandes, la première course organisée sur le sol américain, à l'initiative du "Chicago Times-Herald". Nombre d'engagés : 80, partants réels : 6, arrivés 2, la Duryea et une Benz !

1895 est l'année de création de la Duryea Motor Wagon Company, à Springfield, dans le Massachusetts, mais la société déménagera l'année suivante pour se fixer à Peoria, dans l'Illinois. Elle fabriquera alors 13 voitures, largement inspirées de la Benz et toujours équipées du moteur monocylindre horizontal avec allumage à basse tension, boîte à trois vitesses, et transmission par courroie. Deux de ces voitures participeront à l’ « Emancipation Run » reliant Londres à Brighton en novembre 1896, où Frank remportera la victoire.

Les deux frères se disputent et le plus gros constructeur américain disparaît en 1898. La production US se chiffrait à 15 voitures, à savoir 13 Duryea, 1 Ford et 1 Winson. Frank entre au service de la Stevens Amis and Tools, et réalise la Stevens-Duryea qui connaîtra un beau succès.

Charles, quant à lui, récupère les restes de la société, se met en quête de capitaux, et rencontre Herbert M Sternberg, à Reading en Pennsylvanie, avec qui il fonde le 6 avril 1900 la Duryea Power Company.

Cette nouvelle société va se lancer dans la construction de voitures et de tricycles, qui seront les uns comme les autres animés par des moteurs arrière de 10cv, à 3 cylindres et vilebrequin décalé, refroidis par eau et équipés sur le côté d’une boîte à deux vitesses à pignons épicycloïdaux

En 1902, l'anglais Henry Sturmey fabriquera ces voitures sous licence, à Coventry, sous le nom de British Duryea, en utilisant des moteurs Willam & Robinson. Ces voitures ne rencontreront pas les goûts du public anglais, et la British Duryea fermera ses portes 4 années plus tard.

La marque lance en 1908 un buggy-automobile, qui se présente sous forme d'une voiture à chevaux sans chevaux, très haute, sans pneumatiques, dont la vocation est sans conteste rurale Elle possède une transmission assez originale, constituée d'engrenages entraînant les jantes crantées. Le moteur, toujours placé à l'arrière, est refroidi par air. Cet engin aura un certain succès, jusqu'à ce que la Ford T vienne envahir les campagnes.

En 1917 sort le "GEM", un véhicule surbaissé à trois roues qui utilise la mécanique et la transmission du buggy. Enfin équipée d'une carrosserie et d'un pare-brise et malgré un prix attractif de 400$, ce modèle restera sans suite. Seulement 5 ou 6 exemplaires seront produits avant que l'entreprise ne ferme définitivement ses portes, enfermée dans l’idée de motoriser des charrettes à chevaux et sans avoir pu franchir se convertir au travail à la chaîne.

Jusqu'au début des années "10, Charles Duryea sera un grand défenseur de la « queue de vache », un manche permettant de commander la direction et l’accélérateur d’une seule main. C'est peut-être là une indication précieuse si vous devez un jour identifier une de ces voitures, dont quelques exemplaires sillonnèrent les routes belges. II y en avait par exemple 6 dans les registres de l'immatriculation belge en 1907, mais les voitures qui pourriez croiser sur nos routes seraient d’une importation bien plus récente.

Jacques Bougnet

 

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