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Bitter SC: Une Ferrari sans musique ?

Déposé par dans 30/01/2011 – 19 07 12 01121Pas de commentaire

Lorsque Enrich Bitter, ancien pilote, concessionnaire puis importateur de voitures italiennes (Abarth et Intermeccanica) décida de construire ses propres voitures, il se tourne tout naturellement vers les marques allemandes. Il utilise la base de l’Opel Diplomat pour animer son modèle CD carrossée par Giovanni Michelotti. Un projet vu d’un bon œil chez Opel, dont les hauts de gamme, la Monza entre autre, avait du mal à se vendre.

Fort du succès remporté par cette très belle CD, il décide de construire sa remplaçante sur la base mécanique de la grosse Opel du moment, la Sénator. Le décès de Michelotti, le 23 janvier 1980 à Turin obligera Enrich Bitter à terminer lui-même la conception de la voiture.

Commercialisée sous le nom de Bitter SC, elle utilise les moteurs Opel de 3 et de 3,9 litres, développant respectivement 177 et 207 chevaux. Mis à part un cache soupapes en aluminium, la mécanique Opel est intacte, seule la suspension ayant dû être revue compte tenu de la différence de répartition des masses. L’intérieur et le tableau de bord sont en grande partie d’origine Opel.

Présentée en coupé en 1979, la SC sera proposée en cabriolet en 1982 puis en berline en 1984, ces deux dernières versions restant assez confidentielles.

Son habitabilité généreuse, sa mécanique puissante et l’originalité de ses lignes en font une voiture très agréable. On peut donc s’étonner qu’en dix ans de production, seulement 461 coupés, 22 cabriolets et 5 berlines ne soient sorties de chaînes. Comment expliquer une production aussi dérisoire compte tenu des grandes qualités de la voiture. On aurait pu croire qu’allier une ligne italienne, une finition à l’anglaise et un sérieux de construction germanique était la clé du succès, d’autant qu’elle pouvait être entretenue dans le réseau GM. Vendue plus chère qu’une Porsche 911, ne possédant pas l’aura d’autres marques disponibles sur le marché à ce prix, d’une ligne trop proche de celle de la Ferrari 400/400i, elle ne trouva pas une vraie personnalité et fut ressentie comme une voiture assez hybride.

Une Ferrari sans les em…. diront ses partisans. Aussi sans la musique. Mais les amateurs fortunés préfèrent des voitures homogènes de hautes lignées, avec les qualités et défauts inhérents à leur marque...

La SC eu la meilleure des publicités qui soit en servant de safety car lors du grand prix de Monaco en 1980. Elle passa tout près du succès lorsque la General Motors, en 1984, essaya de la commercialiser aux USA via le réseau Buick, mais en pratique, seulement quelques voitures furent commercialisées par des concessionnaires de l’Etat de New-York.

En résumé, une voiture rare d’un prix abordable et d’un entretien facile, agréable en tous points sauf lors du passage à la pompe. En photos, la voiture personnelle d’Enrich Bitter, reconnaissable à quelques petits détails. Farouchement anti-tabac, sa voiture est dépourvue de cendrier…

Jacques Bougnet

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