Histoire
News
Reportages
Clin d’oeil
Souvenirs
Accueil » Histoire

Les signaux routiers en 1906

Déposé par dans 16/08/2010 – 16 04 09 08098Un commentaire

Les Romains érigeaient déjà des colonnes de pierres le long des chemins pour indiquer la distance jusque Rome, d’où l’expression qui assure que tous les chemins y mènent. On trouve aussi des indications de distances au moyen âge et vers 1840 apparaissent des plaques de cocher en fonte indiquant les directions et rarement les obstacles. Il s’agissait alors de textes, tels que « Ralentissez », « Attention virage », etc...

Les premiers pictogrammes, à l’usage des cyclistes et des automobilistes, apparurent en France en 1902, en Italie en 1903, en Allemagne en 1907, etc… Ils étaient toujours le résultat d’initiatives individuelles et n’était pas standardisés. Il faudra attendre la conférence diplomatique internationale de Genève 11 octobre 1909 pour que quatre signaux sous forme de plaques rondes, soient communément admis pour désigner les cassis, les virages, les croisement et les passages à niveau...

Revenons à 1906, lorsque l'Association Générale Automobile décida d’établi un code de signaux « destinés à informer les touristes des hasards géographiques de la route ». Selon G. de Lafrété et L. Robida, ingénieurs des arts et manufactures, les susdits touristes n'avaient plus qu'à prévenir leur chauffeur à temps. Voici donc les principaux signaux, placés en principe 300 ou 400 mètres avant l'obstacle. Le dessin était peint en blanc sur fond bleu foncé, et à défaut d'être toujours très explicites, ils étaient au moins bien lisibles. Le point blanc ou noir indiquait l'endroit où il était prudent de corner.

A noter, dans le bas, l'indication "Don de..." Ceux qui pensent avoir inventé la sponsorisation ont au moins deux guerres de retard.

Une heureuse initiative sur des routes où la poussière ne devait pas faciliter la progression. Encore fallait-il que les signaux restent en place, car il y avait des adversaires de l'automobile prêts à tout...

Armé de votre sens inné de la circulation, vous avez reconnu de gauche à droite et de haut en bas: Descente rapide, montée (moins rapide), virage à droite, virage à gauche, virage en côte, virage en descente, croisement, descente sinueuse avec mauvais virages, village, passage à niveau, passage en-dessous d'un pont, rails en saillie, dos d'âne, caniveau, et enfin, mauvais pavés.

Travail pratique: A l'entrée d'un village situé au bout d'une descente rapide en pavés, se trouve un carrefour dangereux, placé juste après un virage à droite. Des rails de chemin de fer en saillie, protégés toutefois par un passage à niveau, coupent la route un peu avant un dos d'âne. Placez la signalisation et dites combien de fois vous cornez.

Jacques Bougnet

Partagez :
  • Print
  • Digg
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
  • Google Bookmarks
  • Google Buzz
  • LinkedIn
  • Live
  • email
  • Identi.ca
  • RSS
  • MySpace
  • Ping.fm

Un commentaire »

  • FREYER dit :

    Cher Monsieur Bougnet,

    Voilà qu’une petite insomnie m’a conduit dans mon bureau. Au lieu d’ouvrir un livre j’ai ouvert l’ordinateur pour naviguer un peu à la recherche de je ne sais quelles informations ou découvertes. Et là, alors là… je suis tombée sur ce petit bijou qu’est votre mini article concernant l’histoire des signaux routiers.
    Actuellement, je donne cours théoriques dans des écoles de conduite à Bruxelles située à Etterbeek et à Stockel. A ma connaissance, je suis le seul instructeur belge d’origine polonaise qui peut en toute légalité dispenser ses cours en polonais … aux Polonais résidant dans notre beau Royaume.
    J’ai depuis bien longtemps le projet de faire une petite brochure concernant les signaux routiers belges en polonais et j’ai depuis toujours cherché sans succès les renseignements contenus dans votre article. J’ai pensé faire comme introduction une description de l’histoire des signaux routiers. J’ai trouvé les informations concernant les signaux lumineux mais presque rien sur les signaux routiers. Oui, les Romains, on le sait, mais le reste… Bravo et merci à vous, Cher Monsieur Bougnet. Grand merci, très grand merci !
    Je serais très heureuse si vous vouliez me communiquer d’autres “petits bijoux”.

    Recevez, Cher Monsieur Bougnet, l’expression de ma reconnaissance et mes salutations respectueuses.

    D. Freyer

Laisser un commentaire!

Ajouter un commentaire ci-dessous ou trackback depuis votre propre site. Vous pouvez aussi souscrire à ces commentaires via un flux RSS.

Merci de faire preuve de respect et de ne pas spammer ce billet.

Vous pouvez utiliser ces tags html:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Ce site est compatible avec les Gravatar. Pour obtenir votre propre avatar, merci de vous enregistrer sur Gravatar.