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La Mathis VL333: trop en avance pour 1946

Déposé par dans 16/08/2010 – 16 04 45 08458Pas de commentaire

Durant la guerre, l'ingénieur Jean Andreau étudia, pour le compte de Mathis, cette petite voiture très originale inspirée par sa précédente étude à moteur Citroën. Elle prit le nom de "VL333", pour 3 roues, 3 places et 3 litres au cent.

Il s'agissait d'un véhicule à 3 roues, dont la roue arrière était seulement porteuse, ce qui ne veut pas dire que les roues avant ne touchaient pas par terre, mais au contraire qu'elles étaient à la fois tractrices et directrices. Le fait de concentrer la mécanique à l'avant permettait non seulement de réduire le coût de fabrication, mais aussi de réaliser une carrosserie très aérodynamique affichant un Cx assez exceptionnel de 0,22.

La carrosserie pouvait accueillir 3 personnes dans un confort correct, et les conduire à une vitesse proche de 100km/h. Elle devait cette performance non seulement à son aérodynamisme, mais aussi à son poids total de 570Kgs. (440 Kgs selon certaines sources) dû a sa carrosserie entièrement en aluminium. Ces facteurs permettaient à la Mathis 333 de se contenter d'une consommation dérisoire pouvant descendre à 2,5 litres au 100 à 75Kms/h de moyenne, de quoi faire frémir d'envie un écolo lambda!

Le 2 cylindres à plat de 707cc avait fait l'objet d'une étude originale de Raymond Georges. II avait réussi à placer les cylindres face à face sans désaxage, grâce à un vilebrequin à plateaux avec 3 manetons: Un piston avait un embiellage normal sur le maneton central, l'autre étant attelé à 2 bielles identiques et jumelées. Cette solution améliorait l'équilibrage du moteur, ce qui se concrétisait par une forte diminution des vibrations.

La tenue de route devait s'avérer assez étonnante. Elle était due à une suspension à flexibilité variable composée de ressorts hélicoïdaux et d'amortisseurs coulissants.

La voiture ne fut pas produite en série et resta un rêve d'ingénieurs. Les seuls deux exemplaires connus portaient respectivement les plaques N° 1226-WO et 1226-WO. Petits tricheurs, va !

La 333 aurait été produite à 7 exemplaires dont il en subsiste au moins un.

Jacques Bougnet

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